A 2016 biased review









Three slides from a talk by Cern theorist Alessandro Strumia 
at Madrid, September 29, 2016


Information 
Dans la mythologie grecque, la sibylle est une prêtresse d'Apollon qui personnalise la divination et prophétise. Elle le faisait dans un langage énigmatique permettant de nombreuses interprétations, ce qui la mettait à l'abri de toute contestation ultérieure. Fameuse est sa prophétie orale pour un soldat « Ibis redibis non morieris in bello ». Si une virgule est placée avant le « non », la phrase devient «Tu iras, tu reviendras, tu ne mourras pas en guerre », mais si la virgule était placée après le « non », la phrase est « Tu iras, tu ne reviendras pas, tu mourras en guerre ».
Cette pratique ... a donné le qualificatif de « sibyllin » qu'on attribue à des écrits ou des paroles obscures, énigmatiques, mystérieuses ou à double sens. La sibylle figure l'être humain élevé à une dimension surnaturelle, lui permettant de communiquer avec le divin et d'en livrer les messages, tels le possédé, le prophète, l'écho des oracles, l'instrument de la révélation.

adapté de source : fr.wikipedia.org/wiki/Sibylle


Anagramme personnelle en guise de conclusion :

Oh belle supersymétrie ! 
Hère ? Sibylle prometteuse trompeuse ...


Ajout du 10/01/17 (légèrement amendé le 11/01/17)
Commentaire de l'anagramme en forme d'avertissement au lecteur 
Jouer avec les mots est évidemment beaucoup plus simple que d'émettre une hypothèse scientifique sérieuse et d'explorer toutes ses conséquences pour en tester la profondeur et la pertinence, que ce soit dans le monde réel ou celui des idées. L'anagramme précédente n'a pas pour vocation de se moquer à peu de frais des générations de physiciens qui se sont succédées depuis les années soixante dix pour concevoir des théories et réaliser des expériences visant à tester les prédictions des précédentes, sans parvenir jusqu'à présent à valider la détection d'une particule supersymétrique malgré l'énergie déployée (voire par exemple cette série de conférences datées de décembre 2016 en l'honneur de Pierre Fayet, l'un des pères des modèles supersymétriques en France)... Elle est seulement là pour alerter sur le danger d'un programme scientifique de grande envergure (big science) mobilisant des moyens économiques mais surtout humains considérables qui serait guidé par une vision borgne de l'ensemble des imaginaires possibles (ou mieux plausibles) à explorer. 

Je pense que la part de l'effort de recherche consacrée à l'exploration de la physique des particules au delà du modèle standard sans l'hypothèse supersymétrique a été insuffisante dans le passé à cause peut-être d'un excès de confiance dans cette hypothèse qui transparait encore aujourd'hui dans la sphère médiatique même si une évolution sensible est visible dans celle plus spécialisée des publications scientifiques comme le montre le graphique mis en exergue par Alessandro Strumia ci-dessus. Évidemment la critique a posteriori est plus facile à faire que la prospective à long terme ou la prévision de l'avenir...

Sur le plan des idées, il me semble - comme essayent de l'illustrer explicitement certains billets voire implicitement l'ensemble de ce blog - que nous n'avons pas encore tiré toutes les leçons heuristiques de la découverte il y a quatre ans maintenant du boson scalaire de 125 GeV. Évidemment les spécialistes de la question le savent bien (voir futur billet) mais je regrette que cette information ne soit pas diffusée et rendue accessible à un public plus large. D'autre part il me semble aussi dommageable que le public plus restreint des physiciens ne soit pas davantage sensible au parfum que l'alambic de la géométrie spectrale noncommutative (inspirée de la relativité générale et de la physique quantique) distille à partir des trois fruits mûrs de la physique des interactions fondamentales : je veux parler du modèle standard, des changements de saveur des neutrinos et du secteur sombre du modèle de concordance cosmologique. Peut-être vaudrait-il d'ailleurs mieux parler pour ce dernier point de "paramétrisation de l'inconnu" dans la dynamique gravitationnelle aux échelles galactique et cosmologique (je détourne ici une formule que Jean Iliopoulos appliquait au boson de Higgs comme description effective du mécanisme de brisure spontanée de la symétrie électrofaible). Quoiqu'il en soit je suis heureux de constater que les organisateurs de la série de conférences célébrant le travail scientifique de Pierre Fayet (parmi lesquels J. Iliopoulos justement) avaient jugé bon d'inviter un cosmologiste de renom, en l'occurrence Viatcheslav Mukhanov, parler du lien phénoménologique qu'il pourrait y avoir entre énergie noire et matière noire d'une part et "quantification du volume", respectivement pour l'espace-temps quadridimensionnel et l'espace tridimensionnel. En style télégraphique et en anglais dans le texte :
Last slide of a conference Dec 9 2016 : Non-commutative Geometry and Mimetic Dark Matter by S. Mukhanov


 //dernière retouche le 123/012/17







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